Paroisse de l'Immaculée Conception

Faubourg Bonnefoy, Toulouse

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Jeudi 30 mai 2013

 

7h55. Après un bon petit déjeuner, nous embarquons nos bagages dans le bus. Au revoir, « Jéricho resort village ». Nous garderons un bon souvenir.

 

Nous nous dirigeons vers l’est, vers le Jourdain. Avant de l’atteindre, nous traversons cette zone désertique si caractéristique de la vallée du Jourdain.

 

La zone que nous traversons est frontalière de la Jordanie. La route passe entre les champs de mines. Aux abords du Jourdain, voici un ancien sanctuaire chrétien. Merci d’avoir écrit en français qu’il est dangereux de l’approcher !

 

8h15. Nous voici au lieu du baptême du Christ, au Jourdain. Ou plutôt, pour être précis, sur la rive israélienne du Jourdain, en face du lieu du baptême du Christ, qui se trouve à 200 ou 300 mètres en Jordanie.

Cela se passait à Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.               Jn 1,28

 

Visualiser le lieu du "Baptême du Christ" avec Google Earth.

 

L’état d’Israël a aménagé ce lieu il y a 2 ou 3 ans pour rendre accessible le Jourdain aux pèlerins chrétiens. Nous avons la chance d’en profiter.

 

De l’autre côté du Jourdain, c’est la Jordanie. On y voit l’église orthodoxe du Baptême du Christ, ainsi que la chapelle de plein air construite au bord du Jourdain.

 

Il est tôt, et pourtant le soleil tape déjà très fort. Nous allons profiter d’un petit coin d’ombre, à gauche, pour célébrer ensemble les laudes du Baptême du Christ.

Vous tous qui êtes nés de l’eau et de l’Esprit, c’est par la croix du Christ que vous êtes sauvés.

Au cours des laudes, chacun a la possibilité de faire une démarche baptismale au Jourdain.

e J’ai vu des fleuves d’eau vive, alléluia, alléluia, jaillir du côté du Temple, alléluia, alléluia !

 

Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait l'en empêcher et disait : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse-moi faire ; c'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Alors Jean le laisse faire.

Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau ; voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour.

Mt 3,13-17

 

 

Encore une fois, Ramzi doit rappeler que nous devons partir. Au revoir, Béthanie de Transjordanie.

 

Notre bus prend maintenant la route qui monte vers Jérusalem. Nous traversons le désert de Judée.

 

Au tiers de la montée, le bus prend une petite route, à droite, et se met à la descendre sur quelques kilomètres.

Visualiser le trajet "Du Jourdain à St Georges de Koziba" avec Google Earth.

Le paysage est splendide.

Nous arrivons à un parking, où des Bédouins nous attendent.

Visualiser le lieu du "Parking St Geoges de Koziba" avec Google Earth.

Ces Bédouins sont redoutables. Ramzi nous a indiqué la façon de faire : pas un mot, un geste pour dire qu’on ne veut rien, et passer le plus vite possible. Pour certains, il faut faire un effort important pour ne pas le laisser embobiner, et ne rien acheter.  Pour d’autres, c’est impossible…

Nous passons ce comité d’accueil et partons tous à pied dans le désert. Remarquons qu’un Bédouin nous accompagne…

 

200 mètres plus loin, la vue qui s’offre à nous est à couper le souffle ! Nous sommes sur les hauteurs du Wadi Kelt, en vue du monastère St Georges de Kosiba.

Visualiser le lieu de "St Georges de Koziba" avec Google Earth.

 

Au-dessus du Wadi Kelt, la splendeur du désert de Judée. On aperçoit en haut à gauche quelques maisons d’une colonie juive, et à droite, des baraques de Bédouins.

 

Mais il y a aussi cette croix, dressée dans le désert, qui indique que depuis des siècles, des moines ont prié et offert leurs vies dans ce monastère St Georges.

 

Pendant les explications de Ramzi, les photos des uns, la contemplation des autres, notre Bédouin ne perd pas son temps. Allez Madame, c’est 5 euros seulement…

 

Nous revenons au parking. Nous nous séparons en 3 groupes. Le 1e va descendre visiter le monastère, et marcher vers Jéricho à flanc de ravin. Le 2e groupe va prendre la petite route, en face (le trajet sera deux fois plus court) qui suit le tracé de la route normale de Jérusalem à Jéricho, au temps du Christ. Le 3e groupe est constitué des malades (et oui, il y a quelques « touristas ») et de ceux qui ne peuvent pas marcher : ils resteront dans le bus.

Voyons le trajet des deux premiers groupes :

Visualiser le trajet "Les deux marches dans le désert" avec Google Earth.

Le 1e groupe descend résolument la route vers le monastère.

 

Le sentier, sur l’autre versant, c’est celui que nous prendrons après la visite du monastère. Vu d’ici, cela parait impressionnant ! Et le paysage est grandiose !

 

La descente nous fait entrer dans un « ailleurs » qui est prenant, splendide. Au-dessus de la route conduisant à St Georges, il y a un petit canal, qui conduit l’eau captée plus haut. 20 m au-dessus du canal, des ruines à flanc de falaise : il s’agit du canal, ou aqueduc, construit par Hérode il y a 2000 ans.

 

À cette époque de l’année, le Wadi est complètement sec. En février, au moment des pluies sur Jérusalem, il est un torrent impétueux.

 

Nous traversons le Wadi sur un pont de pierre. Il nous faut monter maintenant vers le monastère.

 

Voici l’entrée du monastère

 

L’église est assez étroite, un peu sombre

 

Mais lorsqu’on regarde dehors par l’un des balcons, la vue est imprenable

 

Le moine orthodoxe qui faisait l’accueil nous a reçu fort gentiment, avec boisson fraîche (oh combien appréciée !!) et petits biscuits. Cela valait bien que l’on fasse une quête pour son monastère

 

9h50. Nous quittons le monastère. Nous allons descendre le Wadi Kelt. Le désert est magnifique.

 

Sur l’autre versant se trouve un canal d’irrigation. Ici et là, il y a quelques fuites. Aussitôt la végétation pousse.

 

Quelques passages un peu plus sportifs

 

Nous croisons un troupeau de chèvre gardé par un bédouin

 

La descente se poursuit, et nous approchons de Jéricho

 

En arrivant près de l’oasis, voici encore une femme bédouin conduisant son petit troupeau

 

Pendant ce temps : le 2e groupe fait sa descente par la petite route et admire le Wadi Kelt

 

Puis la route coupe le tracé du petit canal. Ah quel heureux arrêt, quelle fraîcheur !

 

Oh ! Mais, cet arbre ! C’est un ricin ! (Voir le livre de Jonas : Jon 4,6-11) (Pub : Mais on peut lire ce petit livre de Jonas en entier ! Il est très beau.)

 

Toujours pendant ce temps : le 3e groupe resté dans le bus se rend au point de rendez-vous.

 

Et voilà le regroupement. Il est 12h07. La chaleur n’a pas enlevé la joie, au contraire.

 

À Jéricho, petit arrêt dans un magasin de souvenirs. Il y en a de beaux.

 

Les quelques dattes achetées aussi dans ce magasin ne font que confirmer qu’il est temps de manger. Le bus s’arrête dans une aire pour pique-niquer.

Visualiser le lieu du"Pique-Nique à Jéricho" avec Google Earth.

Le dromadaire attire évidemment à lui. C’est une expérience intéressante à faire. On s’approche. Tout va bien. Au bout de quelques minutes, une forte odeur commence à envahir les narines. Assez logiquement, on en conclut qu’il est temps de s’éloigner de l’animal. Et bien ! L’odeur reste dans les narines pendant un bon quart d’heure !

 

Notre bus reprend maintenant la route. Nous montons au sommet de la montagne de Judée, au nord de Jérusalem. Nous allons vers Taybeh.

Visualiser le trajet "De Jéricho à Taybeh" avec Google Earth.

Le désert fait bientôt place à une steppe un peu aride, puis les champs d’oliviers signalent que l’on approche.

 

Bienvenue à Taybeh, le seul village entièrement chrétien de Terre Sainte. 

Visualiser "Taybeh" avec Google Earth.

Comme dans beaucoup de village du Proche-Orient, c’est St Georges qui veille sur le village.

 

Nous célébrons la messe dans l’église, faisant mémoire du passage de Jésus en ce lieu, qui s’appelait « Ephraïm » en son temps.

 

Dès ce jour-là donc, ils résolurent de le tuer. Aussi Jésus cessa de circuler en public parmi les Juifs; il se retira dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Ephraïm, et il y séjournait avec ses disciples.

Jn 11,53-54

 

 

Dans l’église, l’icône de la Vierge à la grenade. La grenade est symbole de l’Église : les grains, nombreux, sont serrés ensemble dans le jus rouge, comme les chrétiens sont unis dans le Saint Esprit en un seul corps.

 

Après la messe nous avons une rencontre avec le curé de Taybeh, qui nous entretien un moment de la situation politique des palestiniens, et des difficultés de la vie quotidienne.

 

Une sœur française résidant à Taybeh nous fait maintenant visiter la « maison des paraboles » : c’est une maison traditionnelle palestinienne où le mode de vie qu’on y devine fait résonner les paroles de Jésus qui étaient enracinées dans la vie quotidienne de son temps.

 

Il est temps, déjà, de repartir. Avant de gagner Jérusalem, nous allons nous arrêter en bordure du désert pour notre prière du soir.

Visualiser le lieu des "Vêpres en bordure du désert" avec Google Earth.

Il y a beaucoup de vent, mais on va bien arriver à prier quand même. Attention où vous vous asseyez, car c’est plein de piquants !

 

Venant au coucher du soleil, contemplant la lumière du soir, nous chantons le Père et le Fils, et le Saint Esprit de Dieu.
Après avoir lutté contre Toi au désert, le Prince des ténèbres s’est éloigné de Toi ;
Et il est revenu au temps marqué pour le combat de la Croix, mais tu l’as terrassé par la lumière de ta Face.

Allez, tout le monde dans le bus. Nous devons arriver à Jérusalem avant la nuit.

Visualiser le trajet "Du lieu des vêpres en bordure du désert à la Porte de Jaffa à Jérusalem" avec Google Earth.

Nous arrivons par la banlieue nord. Et tout d’un coup, voici les remparts de la Vieille Ville.

 

 

Jérusalem, bâtie comme une ville où tout ensemble fait corps.

Là où montent les tribus, les tribus du Seigneur.

Ps 121,3-4

 

Le bus contourne la ville. Nous voici devant la « porte neuve ».

 

C’est devant la porte de Jaffa que nous laisse le bus.

Visualiser le lieu de la "Porte de Jaffa" avec Google Earth.

Nous sommes décidément bien à Jérusalem.

 

Encore 200m à faire à pied, et nous voici au patriarcat Grec-Catholique, où nous allons dormir jusqu’à la fin de ce pèlerinage.

 

Visualiser le lieu du "Patriarcat Greec-Catholique" avec Google Earth.

L’hôtel est admirablement situé : à 5 mn à pied du St Sépulcre.

Certains, d’ailleurs ne résisteront pas à s’y rendre dès ce premier soir, et malgré la fatigue de la journée, car, quand même, nous sommes … à Jérusalem !!!

 

 

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